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Recherche en cours utilisant des données de l’ÉSO

Les maladies telles que le cancer, les cardiopathies et le diabète sont les principales causes de décès chez les adultes canadiens et le traitement de ces maladies et d’autres coûte des milliards de dollars par an au système de soins de santé du Canada. Les chercheurs qui utilisent les données de l’Étude sur la santé Ontario enquêtent sur les facteurs qui augmentent le risque de développer diverses maladies et sur ce qui peut être fait pour réduire le risque de les contracter. Ces facteurs de risque peuvent inclure l’endroit où les gens vivent et travaillent, ce qu’ils mangent, combien d’exercice ils font, s’ils fument ainsi que d’autres facteurs qui n’ont pas encore été précisés.

Qu’est-ce qui se cache derrière un diagnostic de cancer chez les femmes de moins de 50 ans? Un chercheur scrute les données de l’ÉSO pour trouver des indices

3 Fév 2020

Un épidémiologiste de l’Université de Calgary utilise les données des participantes à l’Étude sur la santé Ontario (ÉSO) pour explorer comment les facteurs liés à l’environnement ou au mode de vie pourraient intervenir dans le cancer du sein chez les femmes plus jeunes.

Le Dr Darren Brenner a récemment obtenu l’approbation pour étudier les données dépersonnalisées des participantes âgées de 35 à 50 ans, non cancéreuses au moment de leur inscription à l’ÉSO. Les données du questionnaire de l’ÉSO seront jumelées à celles du Registre des cas de cancer de l’Ontario pour cibler son travail sur les femmes ayant reçu un diagnostic de cancer après s’être inscrites à l’ÉSO.

On sait relativement peu de choses sur les facteurs de risque d’un cancer du sein précoce, a noté le Dr Brenner dans sa demande d’utilisation des données de l’ÉSO. Les mutations génétiques héréditaires jouent un rôle, mais ne représentent généralement que 5 à 10 % des cas de cancer précoce, ce qui laisse penser que des facteurs liés au mode de vie ou à l’environnement pourraient contribuer à l’apparition du cancer du sein chez les femmes plus jeunes. Le rôle de l’obésité doit être étudié de manière plus approfondie, a-t-il souligné, car des études récentes semblent montrer une diminution du risque de contracter un cancer du sein chez les femmes plus jeunes atteinte d’obésité.

Les jeunes femmes ayant reçu un diagnostic de cancer du sein ont tendance à avoir des taux de survie plus faibles car elles ne sont pas systématiquement dépistées; elles ont ainsi une probabilité plus grande d’être diagnostiquées à un stade de cancer déjà avancé.

Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les Canadiennes. Bien que le nombre de diagnostics de cancer chez les femmes plus âgées ait diminué au cours des 25 dernières années, le nombre de femmes de moins de 50 ans qui reçoivent un diagnostic de cancer du sein a augmenté. Selon la Société canadienne du cancer, le cancer du sein représente 23 % des cancers diagnostiqués parmi les Canadiens âgés de 30 à 49 ans[1]. Sur une note positive, les taux de mortalité par cancer du sein chez les femmes ont diminué d’environ 48 % depuis le sommet observé en 1986[2].

En plus d’utiliser les données du questionnaire et les échantillons de sang des participantes à l’ÉSO, le Dr Brenner a également obtenu des données similaires sur les femmes de la Colombie-Britannique et de l’Alberta par le biais du Projet de partenariat canadien Espoir pour demain, la plus vaste étude de cohorte de population au Canada.

Le Dr Brenner et son équipe examineront l’impact du mode de vie, de l’environnement, des facteurs reproductifs, des antécédents familiaux et médicaux, ainsi que des protocoles de dépistage du cancer du sein sur le risque de cancer du sein chez les femmes de moins de 50 ans.

Les résultats de leur étude pourraient améliorer la compréhension qu’ont les chercheurs des causes du cancer du sein chez les jeunes femmes et pourraient conduire à de meilleures stratégies de prévention.

Pour en savoir plus sur le Dr Brenner et ses autres projets de recherche, voir ‘Research Rockstar’.

 

[1] Statistiques canadiennes sur le cancer 2019 p. 14

[2] Statistiques canadiennes sur le cancer 2019 p. 7

  

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Subventions de fonctionnement disponibles pour utiliser les ensembles de données existants

3 Sep 2019

Une nouvelle occasion de financement des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) est disponible pour soutenir la recherche utilisant des données de cohortes, des ensembles de données administratives et des plates-formes de données existants qui relient ou qui permettent d’accéder à des ensembles de données provenant de sources multiples.

Parmi les ensembles de données que les IRSC voudraient voir utiliser figurent ceux du projet de Partenariat canadien Espoir pour demain (PPCED), qui englobe les vastes ensembles de données harmonisées de l’Étude sur la santé Ontario. Un autre ensemble de données est celui du Consortium canadien de recherche en santé environnementale en milieu urbain (CANUE) qui a déjà eu accès à des données de l’ÉSO et du PPCED.

L’objectif de ce financement est d’encourager l’utilisation des données de cohortes, des données administratives et des données d’enquêtes existantes pour éclairer l’amélioration des résultats au niveau des patients, de la population et du système de santé.

 L’occasion de financement des IRSC visant l’analyse des données à partir des bases de données et de cohortes existantes offre une subvention de fonctionnement d’un an dans trois domaines de recherche :

Inscrivez-vous avant le 5 septembre 2019 et présentez votre demande avant le 10 octobre 2019. Pour en savoir plus, consultez RechercheNet.

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Un nouveau financement des Instituts de recherche en santé du Canada aidera une équipe de l’Ontario à étudier les syndromes métaboliques

18 Juil 2018

Des données et des échantillons provenant de l’Étude sur la santé Ontario seront utilisés dans la recherche d’un éventail de conditions de santé qui augmentent le risque de contracter une maladie grave.

Lisez le communiqué de presse pour en savoir plus.

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