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Bulletin de l’Étude sur la santé Ontario, novembre 2022

21 Nov 2022 // Échos de l'ÉSO

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Dans ce numéro :

Les chercheurs en cancérologie obtiennent de nouvelles données nationales prêtes à l’emploi

10 ans de l’ÉSO en 10 faits

L'étude sur la santé Ontario arrive à maturité

Quantifier l’impact de la pandémie sur le cancer 

Vos données à l’œuvre

Webinaire CanPath : Le Dr Darren Brenner parle des causes du cancer du sein chez les jeunes femmes

Avez-vous déménagé récemment?

Pourquoi demeurez-vous membre de l'Étude sur la santé Ontario?

 

Les chercheurs en cancérologie obtiennent de nouvelles données nationales prêtes à l’emploi

L’ensemble de données regroupera les renseignements de plus de 30 000 participants à l’ÉSO

 

Kimberly Skead, coordonnatrice scientifique nationale à CanPath

Les participants à l’Étude sur la santé Ontario font partie d’une nouvelle initiative sur le cancer entreprise par sa contrepartie nationale, l’étude CanPath.

L’Étude canadienne sur le cancer produira un ensemble de données nationales prêtes à l’emploi qui regroupera des renseignements sur les participants à l’ÉSO et à CanPath ayant reçu un diagnostic de cancer, avant ou depuis qu’ils se sont joints à l’Étude.

Il y a eu plus de 40 000 diagnostics de cancer parmi les participants à CanPath, dont plus de 30 000 provenant de l’ÉSO. En liant de manière sécurisée leurs renseignements aux données existantes sur la santé conservées dans les bases de données nationales et provinciales, CanPath sera en mesure d’offrir aux chercheurs la possibilité de travailler avec une grande cohorte de cancers, complétée par un groupe témoin de participants ayant des caractéristiques similaires mais qui n’ont jamais eu de cancer.

Ce sous-ensemble de cas de cancer de la cohorte de CanPath sera précieux et efficace pour de nombreux chercheurs, note Kimberly Skead, coordonnatrice scientifique nationale à CanPath. Elle dirige l’Étude canadienne sur le cancer en partenariat avec l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

« Les chercheurs pourront accéder à un sous-ensemble de données prêtes à l’emploi qui leur prendrait autrement un an ou plus à compiler s’ils devaient faire le travail eux-mêmes et contacter chaque registre provincial du cancer pour le même type d’information. Notre partenariat avec l’ICIS permet de rationaliser ce travail. Nous veillons aussi à ce que notre ensemble de données soit conforme aux lignes directrices de la Société canadienne du cancer afin que les données sur les nouveaux cas de cancer soient normalisées pour en faciliter l’utilisation par les planificateurs de la santé et les décideurs. »

Kimberley Skead envisage plusieurs scénarios dans lesquels les chercheurs pourraient utiliser l’Étude canadienne sur le cancer :

  • Connaître davantage les expériences des participants en tant que patients atteints de cancer et suivre leur état de santé au fil du temps;
  • Étant donné que les participants à l’ÉSO et à CanPath sont suivis pendant des décennies, les chercheurs ont pu analyser les échantillons de sang des participants pour rechercher certains marqueurs génétiques précoces connus du cancer, à l’instar de ce qui a été fait dans ces projets;
  • Explorer des façons d’améliorer la façon dont les gens sont dépistés pour le cancer ou ce qui les motive à changer leurs comportements pour réduire leur risque de contracter le cancer;
  • Soutenir une meilleure recherche sur les politiques de santé en fournissant des données factuelles sur la qualité et le coût des soins contre le cancer;
  • À l’avenir, prélevez des échantillons de sang ou de salive supplémentaires pour étudier comment certains types d’individus réagissent à des médicaments anticancéreux spécifiques.

L’Étude canadienne sur le cancer devrait être prête pour les chercheurs agréés en 2023.

 

10 ans de l’ÉSO en 10 faits

Plus d'une décennie de recherche soutenue par des bénévoles

 

L’ÉSO ne saurait exister sans la participation continue de nos nombreux participants dévoués. En fait, un groupe de participants plus important que la population de Kingston, en Ontario, y participe depuis une décennie ou plus. En reconnaissance de leur engagement, voici 10 choses que nous avons apprises en cours de route et que vous ignorez peut-être au sujet de l'Étude sur la santé Ontario :

  1. 59 % des participants participent à l'étude depuis plus de 10 ans. C’est plus de 132 000 personnes!

  2. Le/la participant/e moyen/ne à l’ÉSO à 57 ans, est de sexe féminin, a un baccalauréat, et a signalé quatre conditions médicales personnelles.

  3. Le premier projet de recherche approuvé pour l’accès aux données de l’ÉSO a été publié sous le titre « L'état de santé mentale des minorités ethnoculturelles en Ontario et leurs soins de santé mentale », par la Dre Sherry Grace, publié dans la revue BMC Psychiatry en février 2016.

  4. 17 271 participants ont rempli les 4 questionnaires de l’ÉSO et fourni un échantillon de sang.

  5. L’ÉSO est la plus grande cohorte contribuant à la plus vaste étude sur la santé au Canada (CanPath).

  6. Les données de l’Étude sur les anticorps à la COVID-19 provenant de plus de 10 000 participants à l'ÉSO ont contribué à la production d'un rapport qui a révélé que la proportion de Canadiens ayant des anticorps suite à une infection à la COVID est passé de 5,1 % en août 2021 à 55,7 % en mai 2022.

  7. La plupart des participants (53 %) n’ont jamais fumé de cigarette, de cigare ou d’autre produit du tabac.

  8. Les participants masculins ont déclaré en moyenne dormir une demi-heure de plus par nuit (h=7,5 hrs, f=7 hrs).

  9. Un document de recherche de 2015 produit par le Dr Marc Berman à l'aide de données de l'ÉSO a révélé que le fait d'avoir 10 arbres supplémentaires dans un pâté de maisons, en moyenne, améliore la santé perçue dans une mesure comparable à une hausse du revenu personnel annuel de 10 000 $ ou d'être 7 ans plus jeune, même en neutralisant l’effet du revenu, de l'âge et de l’éducation.

  10. La base de données de l’ÉSO englobe des questions au sujet des antécédents ethniques des participants, de l’immigration et des antécédents parentaux – de l’information qui est souvent absente des base de données administratives. Combinées aux données des échantillons biologiques et aux données de génotypage, ainsi qu'aux liens potentiels, les données de l’ÉSO sont riches et robustes, permettant aux chercheurs agréés d'explorer de nombreuses questions complexes

 

L'étude sur la santé Ontario arrive à maturité

Un article scientifique souligne pourquoi l'ÉSO est une ressource de recherche internationale

 

Dr. Philip Awadalla

Dr Philip Awadalla
Crédit photo : PC Images – G. Rodan

Un important article scientifique de l'Étude sur la santé Ontario a été publié cet été dans l'International Journal of Epidemiology. Nous avons posé quelques questions à ce sujet au directeur scientifique exécutif de l’ÉSO, le Dr Philip Awadalla.

Pourquoi cet article de l'IJE est-il si important pour vous?

La publication de l'IJE nous permet d'attirer l'attention des chercheurs, des étudiants et des cliniciens sur notre travail et sert de référence pour les immenses efforts déployés afin de recueillir des données auprès des Ontariens. Il s'agit également d'un important «jalon» de nos activités à ce jour, sur lequel l'Étude peut s'appuyer pour ses projets futurs.

L'étude a déjà 13 ans. Pourquoi cet article ne sort-il que maintenant?

Bien qu'il s'agisse du premier article de référence pour l’ÉSO, ce n'est pas le premier article ni la première étude à utiliser et à citer des données de l’ÉSO. Cela dit, il faut du temps pour bâtir l'infrastructure organisationnelle et administrative qui sous-tend cette étude, mais qui protège également la vie privée de nos participants. Et, par la suite, il y a eu la phase pilote de recrutement, les recrutements de suivi, le nettoyage des données des questionnaires, le couplage avec les activités administratives et les rapports à remettre à nos décideurs; des activités qui sont toutes importantes mais qui consomment du temps.

Tout en recueillant des données auprès de plus de 225 000 participants, nous voulions être sûrs de bien faire les choses. En conséquence, et compte tenu de ces efforts, le temps consacré à cet article, de la soumission à la publication, n’a pas été fastidieux.

Pourquoi les participants à l’ÉSO devraient-ils s'intéresser à cet article scientifique?

L'IJE est une revue évaluée par des pairs. L'examen par les pairs est toujours une composante essentielle de la science, et une publication dans une revue examinée et maintenue par nos pairs valide les efforts de l’ÉSO et de nos participants. L'examen par les pairs permet d'évaluer la qualité des données, les efforts déployés pour les recueillir et de s'assurer que les normes sont respectées tant pour la collecte des données que pour la protection de la vie privée; elle donne également à nos examinateurs la possibilité de signaler des choses que nous pourrions faire à l'avenir!

Quelle est la chose la plus importante que les participants devraient savoir sur leur contribution à l'Étude?

Sans nos participants, il n'y aurait pas d'Étude! Nous apprécions vraiment la participation continue de nos participants, en particulier le niveau élevé d'engagement que nous avons constaté pendant la pandémie. Nous avons présenté les taux de réponse des participants aux études liées à COVID-19 dans l'article de l'IJE. Ce haut niveau d'engagement sera essentiel pour étudier la santé des participants à l’ÉSO à l'avenir et pour évaluer l'impact de la COVID-19 sur tous les aspects de la santé des Ontariens.

 

Prêt à plonger dans l'Étude? Découvrez les contributions des participants jusqu'à maintenant. Lisez l’article paru dans l’International Journal of Epidemiology.


Quantifier l’impact de la pandémie sur le cancer

Une nouvelle étude utilisant les données de plus de 160 000 participants à l’ÉSO examine les effets à long terme

 

Quel a été l’impact de la pandémie sur le cancer au Canada? Peut-on quantifier la façon dont les Canadiens ont fait l’objet d’un dépistage de la maladie, comment les retards dans les soins de santé ont affecté les soins qu’ils ont reçus, et quelles pourraient être les répercussions à long terme sur la santé en lien avec le cancer dans le contexte de la COVID? Une nouvelle étude utilisant les données de plus de 160 000 participants à l’ÉSO et de plus de 100 000 Canadiens abordera ces questions.

L’initiative, Preparing for the Recovery from the Effects of the PAndemic on cancer control using Real-world Evidence in Canada ou PREPARE-Canada,  est appuyée par une récente subvention fédérale de 1,1 million de dollars. L’étude PREPARE-Canada a trois objectifs, explique Kimberly Skead, co-chercheuse de l’étude et étudiante au doctorat au Département de génétique moléculaire de l’Université de Toronto :

  1. Déterminer l’effet de la COVID-19 sur le dépistage du cancer et les évaluations diagnostiques, y compris l’impact sur les résultats liés au cancer au Canada.
  2. Examiner si l’inflammation provenant d’une infection à la COVID pourrait entraîner une augmentation du risque de cancer. Des niveaux élevés d’inflammation ont été observés dans les cas de COVID-19 et semblent persister dans les cas de COVID de longue durée. Cependant, on sait peu de choses sur les effets de la COVID-19 sur le risque de cancer.
  3. Utiliser les données propres à ces objectifs pour modéliser l’impact possible à long terme de la COVID-19 sur le fardeau du cancer au Canada.

« Notre étude fournira des renseignements clés sur la façon dont les services de dépistage et de diagnostic du cancer ont été touchés par la pandémie et elle quantifiera l’impact de ces perturbations sur les résultats liés au cancer », explique Kimberly Skead, qui est également coordonnatrice scientifique nationale à CanPath, la plate-forme de recherche pancanadienne constituée de l’ÉSO et de six autres études régionales.

« De plus, les données et les échantillons biologiques disponibles pour CanPath nous permettent d’explorer comment la COVID-19 pourrait avoir un impact sur le risque de cancer au niveau individuel en saisissant l’impact de l’infection à la COVID-19 sur notre ADN et sur notre système immunitaire au fil du temps. Ces informations seront essentielles pour concevoir des efforts de rétablissement ciblés et fondés sur des données probantes visant à réduire les lacunes en matière de dépistage et à assurer un accès équitable et rapide aux soins de dépistage du cancer. »

 

Vos données à l’œuvre

 

Regardez cette vidéo pour en apprendre davantage sur trois initiatives de recherche en Ontario qui utilisent des données ou des échantillons de sang de participants à l’ÉSO. L'Étude sur la santé Ontario est le plus important contributeur au Partenariat canadien pour la santé de demain (CanPath), un collectif de sept études régionales sur la santé qui, ensemble, forment la plus grande plate-forme de recherche en santé de la population au Canada.

 

Webinaire CanPath : Le Dr Darren Brenner parle des causes du cancer du sein chez les jeunes femmes

Découvrez comment les données fournies par les participants à l’ÉSO ont rendu cette recherche possible

 

Chez les Canadiennes, le cancer du sein est le type de cancer le plus diagnostiqué, représentant environ 25 % des cas. Selon la Société canadienne du cancer, alors que les diagnostics chez les femmes plus âgées ont chuté ces dernières années, l'incidence du cancer du sein chez les femmes de moins de 50 ans est en hausse.

Le Dr Darren Brenner, professeur agrégé à l'Université de Calgary, a utilisé les plate-formes de recherche de l’ÉSO et de CanPath pour étudier les raisons de cette augmentation du nombre de cancers du sein chez les jeunes femmes, en commençant par des données de questionnaire dépersonnalisées provenant de participantes âgées de 35 à 50 ans qui n'avaient pas de cancer lorsqu'elles se sont inscrites à l’ÉSO. Ces données ont ensuite été couplées au Registre du cancer de l'Ontario afin de repérer les diagnostics de cancer posés après l'inscription.

Vous vous souvenez peut-être d'avoir lu un compte rendu des recherches du Dr Brenner dans notre Bulletin de mai 2020, peu de temps après l'approbation de son projet. Vous pouvez maintenant en savoir plus sur la progression du projet et sur les nouvelles connaissances qui ont émergé en regardant ce récent webinaire mettant en vedette le Dr Brenner, présenté par CanPath :

 

Avez-vous déménagé récemment?

 

Si vous avez déménagé, changé d'adresse électronique ou de numéro de téléphone, veuillez mettre à jour votre compte afin que nous ne perdions pas le contact.

Incapable d’ouvrir une session? Veuillez nous-appelez ou écrivez-nous pour nous le faire savoir.

 

Pourquoi demeurez-vous membre de l'Étude sur la santé Ontario?

Voici ce que Marretta, d'Elliot Lake, avait à dire :

 

« Je suis très heureuse de participer à vos études car j’ai beaucoup appris de vous.
Le fait de participer à vos études m'a donné plus de confiance et une meilleure compréhension du système de santé, et croyez-moi, c'est important. De plus, vos bulletins d'information me fournissent, je crois, des informations factuelles dont j'ai grand besoin. Merci de m'avoir permis de participer à ces études. »

 

Nous aimons avoir de vos nouvelles. Pourquoi demeurez-vous membre de l'Étude sur la santé en Ontario? Envoyez-nous un courriel à info@ontariohealthstudy.ca